« Birdman ou (la surprenante vertu de l’ignorance) » (Birdman or (The unexpected virtue of ignorance)) de Alejandro González Inárritu

Critiques

Le rôle idéal pour un acteur ? Celui qui lui apportera gloire, célébrité et fortune et saura éponger un ego hypertrophié ? Peut-être. Celui qui le gratifiera d’un sentiment d’utilité au monde et de l’amour des autres ? Certainement. N’est-ce pas ce à quoi aspire profondément tout être ? Cette mise en abyme vertigineuse s’interroge avec causticité sur le pathétisme et la férocité du métier. C’est plein d’humour et d’autodérision avec dans le rôle-titre un Michael Keaton presque oublié qui n’hésite pas à se mettre courageusement à nu et… en slip. La mise en scène enchaînant les plans-séquences dans d’élégants fondus est brillante osant l’envolée surréaliste et poétique. Arrogance selon certains ? Il est absurde de reprocher à un réalisateur de nous montrer qu’il sait filmer. Œuvre singulière et légitimement récompensée, « Birdman » s’annonce déjà comme un incontournable de 2015.
5.5/6

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