« Le journal d’une femme de chambre » de Benoît Jacquot

Critiques

Dans la France provinciale du début du XXème, le statut d’une femme de chambre n’a rien de gratifiant : dépersonnalisée au possible et à la merci de ses maîtres, ses conditions la rapprochent de l’esclavage et de la prostitution. Manipulation, vol et trahison deviennent alors des armes de résistance dans cette lutte des classes encore sous-jacente. Loin du glamour classieux de Downton Abbey, le film se révèle plutôt sombre et pessimiste. Contrairement au classique buñuelien, le réalisateur ne laisse aucun espoir de renversement à sa Célestine, élément perturbateur qu’on aurait aimé plus mystérieux – retours en arrière et messes basses sans doute trop insistants –. Illusionnée par un soi-disant amour, l’héroïne s’avance au final vers un avenir que l’on devine guère glorieux.

6.5/10

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