« Enfant 44 » (Child 44) de Daniel Espinosa

Critiques

Le crime ne peut exister au paradis. Le concevoir signifierait l’imperfection de cet éden déclaré qu’est l’Etat stalinien. Ici, les disparitions d’enfants deviennent des accidents, les divergents passent pour des envoyés ennemis et les libres penseurs ne peuvent être que des traîtres qu’il faut taire. Le film illustre avec force et violence cet esprit illusoire et mensonger, synonyme de terreur et d’injustice. Il débute en évoquant le fameux cliché du drapeau soviétique flottant sur le Reichtag, le 2 mai 1945, image construite et retouchée, symbole historique de propagande. Le reste nous éloigne de tout espoir de subtilité et se perd dans un scénario boursouflé et pas toujours convaincant, adapté du best-seller du même nom. Peu crédible également, cette distribution internationale dans laquelle un Britannique, un Français et une Suédoise s’efforcent de jouer les Russes en parlant anglais avec un accent de l’Est. La globalisation capitaliste a bel et bien remplacé le régime soviétique…

6/10

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