« Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence  » (En duva satt på en gren och funderade på tillvaron) de Roy Andersson

Critiques, Navets

Scène d’ouverture : dans un musée d’histoire naturelle d’un autre âge, un homme observe dans un semblant d’intérêt, les oiseaux en vitrine figés dans leur élan, dont un pigeon perché sur sa branche. Son épouse vraisemblable, déjà lassée, le guette avec impatience. Sentiment partagé en découvrant cette chaîne de tableaux animés : on admire le sens hors-pair du cadre proposé, intrigué par l’atypisme de l’ensemble, avant que ne pointe un ennui de plus en plus profond, voire gênant. Bien calé dans son fauteuil, on se prend à philosopher sur l’existence d’un tel film : pourquoi tant de laideur surlignée dans ces décors datés oscillant entre la grisaille et le verdâtre, de mêmes que dans les visages spectraux de ces automates sans âme ? Trop rares sont les brillances – une scène de flamenco, une chorale de bistro et un couple enlacé sur une plage –, échappatoires bienvenues à cet univers si pesant et déprimant.

5/10

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