« La femme au tableau » (Woman in gold) de Simon Curtis

Critiques

Le portrait d’Adèle Bloch-Bauer, chef-d’œuvre lumineux de Klimt, peut être considéré comme la « Joconde autrichienne ». Volé durant la guerre, puis longtemps exposé au musée du Belvédère, il fut le fruit d’une âpre bataille juridique entre Vienne et l’héritière américaine de la famille délestée. Sujet teinté d’or, comme en raffole le cinéma américain, que ce procès à la David contre Goliath estampillé « histoire vraie ». D’autant plus que la spoliation d’œuvres d’art par les Nazis est un thème ô combien d’actualité – la collection controversée à Berne de Cornelius Gurlitt – et qui semble de plus en plus inspirer le septième art – les Monuments Men de George Clooney –. Petit bras, le réalisateur n’insiste guère sur les questions essentielles d’ordre éthique, artistique et légal posées par la situation préférant miser sur la lourde carte du mélodrame. Aussi, sacrifie-t-il le personnage clé d’Hubertus Czernin, symbole de rédemption et de pardon, au profit d’un duo malaisé : Lady Mirren peine à faire accepter son accent autrichien, quant à Reynolds, il paraît plus mou qu’un marshmallow. Le tableau n’a certes rien d’irregardable, mais manque certainement de brillance.

6.5/10
twitter.com/cinefilik

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