« La belle saison » de Catherine Corsini

Critiques

En 1971, Delphine, jeune fille d’agriculteurs, monte à Paris. Là, elle se laisse séduire par la soif de liberté des militantes féministes en révolte et par Carole, leur leader charismatique. Le film, qui restitue avec conviction l’esprit foutraque et contestataire de l’époque, se construit par essence sur de multiples oppositions en confrontant ville et campagne, hommes et femmes, hétéros et homos… On pourrait craindre un récit un tant soit peu mécanique, mais les personnages premiers et secondaires humanisent sans peine l’ensemble par leurs fragilité, craintes et incompréhensions. Le contraste physique entre Izia Higelin, petite brune robuste, et Cécile de France, grande blonde élancée d’une justesse rare, ainsi que tout ce qu’il symbolise, se dissout lors de leurs étreintes passionnées. L’amour n’a ni frontière, ni âge, ni sexe et, dans son élan, les différences s’estompent et s’oublient. C’est si simple, si sensuel, si beau.

Pensée du jour : l’amour est vraiment dans le pré.

7.5/10
twitter.com/cinefilik

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