« Youth » de Paolo Sorrentino

Critiques

La grande bellezza, chapitre deux. Sorrentino reprend la formule qui a fait le succès de son film précédent applaudi et oscarisé. Il troque la grande beauté de la Ville Eternelle pour celle des montagnes helvétiques, ses hôtels chics, ses montagnes blanches, ses vaches et ses coucous. Fred Ballinger, célèbre compositeur à la retraite, passe ses vacances dans les Alpes en compagnie de Mick, son ami réalisateur en manque d’inspiration. Dans des paysages idylliques, les compères octogénaires observent, fantasment, dissertent et regrettent, en attendant la fin. Saynètes et personnages se succèdent sans réelle profondeur. La résidence luxueusement morbide voit les clients passer telles des âmes errantes quêtant la mort ou la résurrection. Les images sont encore sublimes, le sens du cadre et la fluidité de la caméra rappellent les qualités du réalisateur. Mais le truc étant connu, le tour de magie se mécanise et un sentiment de déjà-vu nous affecte. A la recherche de la beauté derrière le grossier et le vulgaire, l’Italien ose parfois le pathétisme et nous fait baisser les yeux devant un Maradona baleine, une Jane Fonda hystérique et une paralysée, abandonnée bouche ouverte, à sa fenêtre. Sir Michael Caine, heureusement, fait parler son élégance britannique. Mais le temps passe et l’ennui pointe. La déception ne va plus nous quitter.

Pensée du jour : de la prostate dépend notre jeunesse.

6.5/10
twitter.com/cinefilik

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