« Asphalte » de Samuel Benchetrit

Critiques

Une cité délaissée, une barre d’immeuble éventrée dans laquelle errent des âmes qui se croisent et se cherchent : un égoïste en fauteuil nécessitant une infirmière, un astronaute sans refuge, une actrice en quête d’une jeunesse perdue, un garçon manquant d’une mère et une maman coupée d’un fils. Benchetrit image ses souvenirs d’enfance qu’il avait mis en mots dans Les chroniques de l’asphalte. Les décors de sa banlieue se grisent et refroidissent. Pas de violence clichée ici, mais des solitudes écorchées qui se réaniment enfin au contact de l’autre, solidaires. Sa sensibilité touche avec délicatesse, mais la tristoune ambiante pèse. Heureusement demeure une part de rêve, qu’elle émane d’une ancienne VHS, des States, du ciel ou d’un couscous.

Pensée du jour : plus haute est la tour, plus grande est la solitude

6.5/10
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