« An, les délices de Tokyo » (An) de Naomi Kawase

Critiques

Le « dorayaki » est une double crêpe épaisse fourrée de « anko », pâte de haricot rouge, qui affole les papilles japonaises. Dans une échoppe minuscule, le bougon Sentaro en vend quotidiennement, mais sans grande conviction, aux habitants de ce quartier de Tokyo où réside la jeune et réservée Wakana. Un jour, une frêle vieille femme, Tokue, apparaît et lui demande du travail. Malgré ses réticences, elle saura vite le convaincre par ses talents de pâtissière. Le secret de sa recette ? Le respect de l’aliment : les haricots sont venus jusqu’à nous, il faut savoir les accueillir, déclame-t-elle. A croire que les légumineuses possèdent une âme. « Oishi i desu », c’est délicieux. Une candeur toute printanière illumine cette première partie qui réunit trois générations autour du petit gâteau. Bonne fée, Tokue apporte douceurs et supplément d’âme à ses compagnons improbables. Aux couleurs de l’automne, la suite s’assombrit, chacun des personnages dissimulant un mal-être qu’un peu de sucre ne saura soigner. Plus prévisible, le film perd alors en magie ce qu’il gagne en gravité.

Pensée du jour : quelques grammes de douceur dans un monde de brutes

7/10
twitter.com/cinefilik

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