« Carol » de Todd Haynes

Critiques

Pensée du jour : Une femme avec une femme

Quand la jeune Therese rencontre la magnifique Carol, un lien inattendu de séduction, d’amitié et de passion amoureuse se tisse entre les deux femmes. Tendu dans le New York des années cinquante, le fil résistera-t-il ?

Elégance, raffinement, soin porté aux décors, aux costumes et à la lumière, la réalisation de Todd Haynes tient en matière d’esthétisme toutes ses promesses. Sous son œil, même les grilles d’égout deviennent des œuvres d’art. Les comédiennes, pas seulement belles, maîtrisent leur personnage et convainquent toutes deux. Cate Blanchett, la divine, toucherait presque au maniérisme en appuyant ses gestes et paroles de grande bourgeoise, s’ils n’étaient là que pour dissimuler son moi intérieur que révèlent ses regards dévorants. Face à elle, Rooney Mara, seule récompensée à Cannes l’an passé pour sa performance, offre un minois ravissant à la Audrey Hepburn. Employée au rayon jouets d’un grand magasin, c’est une enfant intimidée qui cherche encore sa place dans le monde et questionne ses sentiments. Au contact de sa nouvelle amie, son exact opposé physique et social, elle gagne en assurance et prend petit à petit les rênes d’une relation transgressive mise à mal par le carcan du décorum et de la situation familiale de Carol. Si tant de finesse et de ciselures remportent le plaisir des yeux, elles retiennent aussi l’explosion d’une émotion brute et totale.

7.5/10

twitter.com/cinefilik
cinefilik.wordpress.com

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s