« Le garçon et la bête » (Bakemono no ko) de Mamoru Hosoda

Critiques

Pensée du jour : Telle bête, tel fils

Ren, orphelin de 9 ans, erre dans les rues surpeuplées de Shibuya, ruminant sa haine contre ses semblables. Un soir, il rencontre Kumatetsu, canidé anthropomorphe féroce et puissant qui l’entraîne à Jutengai, monde parallèle des bêtes, afin de lui proposer d’être son disciple.

Dans son précédent film, Les Enfants loups, Ame et Yuki, Hosoda s’interrogeait déjà sur les dichotomies homme-animal et civilisation-nature, soulignant que tout choix avait valeur de sacrifice. Reprenant ici ces thématiques, il confronte le Tokyo ultra-moderne et sa violence sociale à un univers bestial où le respect et la bienséance sont de mise au sein même des combats. Mais son sujet premier demeure la filiation et l’élévation réciproque qu’une relation père-fils peut engendrer. Si le contenu est dense et profond, imposant quelques longueurs au récit, la forme ne convainc qu’à moitié : le soin apporté aux décors est sans appel – imaginez l’ombre menaçante d’une baleine parcourir les vastes carrefours de Shibuya avant de surgir de l’asphalte –, mais l’allure raide et les gestes saccadés des personnages charment moins. De la belle ouvrage certes mais qui n’atteint pas la magie émotionnelle du maître retraité Miyazaki.

6,5/10

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