« Star Wars, episode VII : Le réveil de la force » (Star Wars episode VII: The force awakens) de J. J. Abrams

Critiques

Pensée du jour : Chewy, on est à la maison… et rien n’a changé !

Plus de trente années après la destruction de l’Etoile de la mort, le Premier Ordre, né des cendres de l’Empire, menace la paix intergalactique. S’oppose à lui la Résistance avec à sa tête la générale Leia Organa, mais sans Luke Skywalker, le dernier Jedi, porté disparu. Suscitant les convoitises, une carte permettant de situer celui-ci a été dissimulée dans un droïde qui croise la route de Rey, pilleuse d’épaves solitaire.

C’était sans doute le film le plus attendu de tous les temps non seulement par les fanatiques de la saga, mais également par les nombreux curieux aux élans nostalgiques, désappointés par la trilogie préquelle achevée il y a dix ans. La mission quasi-impossible de J. J. Abrams était de ne trahir ni les uns ni les autres, en surmontant les exigences de la nouvelle maison-mère aux grandes oreilles et les pressions du père déchu, George Lucas, tout en conservant sa signature. Pari gagné d’un point de vue commercial puisque Le réveil de la force va sans doute battre tous les records. Oncle Picsou a de quoi remplir piscine et tiroirs-caisses. Cinématographiquement parlant, un sentiment néanmoins mitigé s’impose. Prise de risque minimale pour un scénario reprenant quasi à l’identique la trame de l’épisode originel. Certes, les repères rassurent et revoir les héros d’antan provoque un plaisir régressif. Mais, avec quarante ans dans les dents, Han Solo n’a plus la course facile et Leia a dû troquer ses macarons contre un lifting de princesse. Il ne manquerait plus que Chewbacca soit atteint d’alopécie pour que le pathétisme opère. Quant aux nouveaux personnages, ils manquent encore de profondeur, même si l’on apprend qu’un Stormtrooper peut avoir un cœur et que Rey, l’amazone, porte déjà en elle quelques couleurs intéressantes. Peu de créativité encore dans les décors, préférant miser sur l’iconographie classique, et une exploitation faiblarde de la 3D – J. J. n’a-t-il pas vu Gravity ? – parachèvent le tableau. Un spectacle avant tout familial, qui restera dans les mémoires nullement comme une œuvre « forte », mais comme l’élément moteur d’une nouvelle série que l’on ose espérer dans ses prochains chapitres beaucoup plus audacieuse.

6,5/10

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