«Batman v Superman : l’aube de la justice » (Batman v Superman : dawn of justice) de Zack Snyder

Critiques

Pensée du jour : Marvel v DC Comics

Superman, ange gardien ou démon destructeur ? Après tant de casse, les autorités s’interrogent, redoutant sa toute-puissance incontrôlable. De même que Batman qui estime que si une once de doute perdure, il convient de considérer l’extra-terrestre comme un ennemi potentiel et le neutraliser au plus vite. Que le combat de coqs commence !

Face à la déferlante Marvel et sa vague « avengeresse », son concurrent DC ne pouvait laisser faire sans réagir. Ainsi, lance-t-il sur un même principe les bases de leur franchise maison – La ligue de justice – en impliquant dans ce premier chapitre d’une longue série annoncée deux héros incontournables de la firme. Si la confrontation sent fort l’opportunisme, l’opposition de style a de quoi susciter intérêt et curiosité : l’homme défiant le dieu, la terre contre le ciel, l’ombre bravant la lumière… Un sérieux débat d’idées s’ouvre, mais sans Christopher Nolan aux commandes, les arguments des uns et des autres sont vite oubliés en faveur d’une explosivité relativement spectaculaire. L’affrontement tourne à la lutte de récréation entre deux petits garçons trop gâtés cherchant à savoir qui a les plus gros biceps et la plus longue… cape. Il faut alors que maman intervienne pour leur rappeler que seule l’union fait la force face au vilain Lex Luthor – Jessie Eisen-Zucker-berg au débit de mitraillette – et à sa créature sortie des forges d’Isengard. Dans cette débauche d’effets pachydermiques, dont une première scène évoquant maladroitement le 11 septembre new-yorkais, le réalisateur aux 300 péchés réserve de rares instants de grâce, telles ces perles qui entravent impuissamment un barillet. Mais n’a-t-il d’autre choix que de rajouter les couches qui feront le beurre des épisodes à venir, constituant par là-même un crémeux mille-feuilles qui, une fois ingurgité, risque néanmoins d’être indigeste. Dans cette lutte pour le pouvoir dollar, les titans s’avèrent plus businessmen que créatifs. Pas certain que le cinéma s’en sorte indemne ni que le spectateur y trouve encore longtemps son compte.

7/10

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