« Moka » de Frédéric Mermoud

Critiques

Pensée du jour : La vengeance est un plat qui se mange tiède

Une nuit, Diane s’échappe de la clinique suisse qui la recueille pour se rendre à Evian. A la recherche de la conductrice d’une voiture couleur moka qui a bouleversé son existence de mère, elle trouve Marlène, propriétaire d’une parfumerie. Son intention, l’amadouer et se venger.

Selon les mots du réalisateur helvète, l’envie de mettre en avant Emmanuelle Devos, qu’il a déjà eu le plaisir de faire tourner dans son précédent film Complices, était la plus forte. C’est sur son visage et sur ses épaules que repose l’essentiel de son intrigue. La comédienne, presque présente dans tous les plans, s’en sort avec caractère et conviction en jouant les chasseresses décidées, mais en déséquilibre. Nathalie Baye s’oppose à elle, en blonde platine, droite et lucide, cible mouvante de la première. Le cinéaste joue sur la confrontation et le contraste entre les deux femmes, quitte à appuyer parfois le trait. Le paysage lémanique, frontière entre deux pays, décor bordé par le lac et les montagnes, participe également à la symbolique posée, tout en dégageant une atmosphère autre et pesante. On regrettera toutefois des personnages secondaires proches du stéréotype, quelques facilités scénaristiques, ainsi qu’une retenue générale empêchant le trouble et le malaise de faire complètement effet.

7/10

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