« Jackie » de Pablo Larraín

Critiques

“Kennedy rose”

Novembre 1963. Le journaliste Theodore H. White a rendez-vous avec Jackie Kennedy pour un entretien d’exception. Quelques jours auparavant, celle-ci perdait son époux, 35ème président des États-Unis, assassiné sous ses yeux et mort sur ses genoux.

S’il fallait quérir une fleur pour symboliser Jacqueline Kennedy, ce serait la rose. Incarnation de la beauté et de l’élégance, représentation majestueuse de l’amour. Une princesse qui vécut son rêve évanescent au bras de son charmant dans un grand palais blanc. Rose aussi comme le tailleur Chanel devenu indissociable de la dame de cœur, une fois maculé de rouge. Le drame n’a pas fané la femme. Il a fait d’elle plus que l’image de cette hôtesse ingénue qui accueille pour la première fois les caméras au sein de sa Maison. Fort et piquant, le modèle est devenu icône. Dans le rôle, il manque à Natalie Portman et à son physique de fillette quelques centimètres pour incarner la First Lady. Mais filmé au plus près, son visage émacié convainc en dégageant une émotion trouble. Sur une musique presque inquiétante, le réalisateur chilien Pablo Larraín décortique le mythe américain et signe un portrait énigmatique. Il interroge la dimension manipulatoire du personnage qui exige des funérailles fastueuses pour feu le président afin qu’ils ne soient pas oubliés. Si la mort de JFK a écrit une page d’histoire, c’est avec elle que débute la légende.

7/10

twitter.com/cinefilik
cinefilik.wordpress.com

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s