« Brooklyn village » (Little men) de Ira Sachs

Critiques

“Plus grandir”

Après la mort de leur père, beau-père et grand-père, les Jardine héritent de sa petite maison sise à Brooklyn.  Une opportunité pour cette famille qui peine à s’en sortir à Manhattan. Ils s’y installent et y font la connaissance de Leonor et de son fils Tony, dont la modeste boutique de vêtements occupe le rez-de-chaussée. L’entente est cordiale et amicale, mais bientôt rattrapée par la réalité financière.

L’introverti Jacob s’évade à travers ses dessins naïfs et colorés. A la vue d’une de ses œuvres, un professeur peu compréhensif lui assène l’air excédé : « Il faut que tu prennes garde… Van Gogh a fini par se couper l’oreille ! » D’un côté, l’adolescence, ses joies ludiques, sa légèreté naïve et la douloureuse quête de soi. On se cherche une identité, on s’énerve, on s’adapte et on s’adopte. De l’autre, le monde adulte, sa dureté, son sérieux et ses illusions perdues écrasées par un système qui nous force à reproduire sur les autres ce qu’on a pu subir. La confrontation est douce-amère, sans violence exacerbée, quitte à manquer parfois d’entrain. Elle n’en demeure pas moins cruelle. Rien ne dure ici, ni les rêves, ni les amitiés, ni le respect. De quoi ne pas donner l’envie de grandir trop vite.

7/10

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