« T2 Trainspotting » de Danny Boyle

Critiques

“Terminus”

Mark est de retour à Edimbourg, vingt ans après avoir fui les embrouilles en emportant le magot. Il a une dette à payer à ses anciens compagnons d’infortune qu’il retrouve un à un.

Les pires toilettes d’Ecosse, l’explosion de caca, les trains sur les murs, le bébé au plafond ou juste un jour parfait pour s’étendre entre quatre planches. Qui ne s’en souvient pas n’avait pas la vingtaine en 1996. Sur la musique transcendante de Born Slippy, c’était l’air béat et les yeux écarquillés que l’on s’injectait le premier shot de Danny Boyle. Fixe supplémentaire ici empreint d’une nostalgie pas déplaisante, mais amère. Que sont devenus ces accrocs aujourd’hui ? Si les rides, le cholestérol, la calvitie et le viagra ont marqué les corps, les âmes elles sont toujours aussi grises. Les losers emblématiques d’autrefois n’ont rien appris de leurs échecs, quêtant encore et toujours dans la drogue, le sexe sans amour et la violence, une échappatoire. Seules quelques lignes… sur papier seront une planche de salut. Deux décennies plus tard, ces tristes héro(ïnomane)s et le montage épileptique de l’Anglais, trop ancrés dans le passé, n’hallucinent plus. Les effets seconds sont moindres car, pour tous, le temps a passé.

6.5/10

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