« Les figures de l’ombre » (Hidden figures) de Theodore Melfi

Critiques

“Les blancs de l’histoire”

Katherine Goble, Mary Jackson et Dorothy Vaughan, trois collègues et amies engagées à la NASA en pleine guerre froide. Mais dans la Virginie des années 60, plus que les formules mathématiques, ce sont les préjugés tenaces qui tamisent l’incandescence de ces femmes de couleur.

Si le cinéma dit populaire peut s’enorgueillir d’une vertu dépassant le divertissement, c’est en remémorant les oublis de l’histoire, en éclairant ses parts d’ombre qu’elles soient éblouissantes ou peu glorieuses. Sans surprise, ce film formaté remplit le contrat auquel il se soumet avec qualité. Elles sont mathématiciennes, femmes, filles, mères, épouses et noires dans une société ségrégationniste qui les contraint à leur seule place dédiée que ce soit sur leur lieu de travail, dans un bus, une bibliothèque ou aux commodités. Ces superhéroïnes en talons aiguille tissent un parallèle judicieux entre l’émancipation féminine, la conquête spatiale et celle des droits civiques. Elles nous rappellent que l’ouverture d’esprit, le courage et une abnégation sans bornes rendent atteignables les rêves si lointains qu’ils puissent paraître.

6.5/10

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