« Faute d’amour » (Nelyubov) de Andrey Zvyagintsev

Critiques

“Guerre froide”

Dans leur appartement de classe moyenne aisée, Boris et Zhenya se déchirent, sans égards pour leur fils de 12 ans, Aliocha, témoin et victime. Un jour, le garçon disparaît.

« On ne peut pas vivre sans amour ». Si conventionnelle est la réplique, mais au demeurant révélatrice. Les enfants malaimés d’hier sont aujourd’hui des parents négligents qui affichent avec fierté leur narcissisme sur les réseaux  sociaux. Un poison permanent qui se transmet de génération en génération. La portée du message est universelle, mais Andrey Zvyagintsev l’ancre avec insistance dans la société russe contemporaine. La politique nationale, la guerre aux frontières, le fondamentalisme orthodoxe, le désintérêt des autorités… Autant de plombs qui freinent la course en avant. Observatrice privilégiée, la caméra prend son temps pour montrer, disséquer, analyser. Le prolongement des plans stimule l’imagination et incite à penser au pire. Le constat glace le sang et ne laisse que peu d’espoir.

6.5/10

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