« Seule la terre » (God’s own country) de Francis Lee

Critiques

“Cœur animal”                                                             

Aux abords de la ville, Johnny vit dans la petite ferme familiale avec son père handicapé et sa grand-mère. Le travail est âpre et ne manque pas. Le temps précieux qui reste au paysan est noyé dans l’alcool. L’arrivée de Gheorghe, un saisonnier roumain, va réchauffer son existence et lui permettre d’entrevoir un avenir.

Il y a de l’animalité en Johnny. Le garçon est sauvage, instinctif, brutal. Il grogne, crache et vomit cette vie qu’il n’a pas choisie et ce désir qui le brûle à l’intérieur. Au contact de Gheorghe, il apprendra la douceur, les sentiments. Leurs étreintes sont des séances de lutte qui transforment les coups en caresses. Ces deux béliers en rut se cherchent, se défient et s’apprivoisent. Le corps à corps devient un cœur à cœur. Car seuls sur la terre, plus rien ne s’oppose à leur nature.

C’est un cinéma brut, cru parfois, qui éclate de beauté dans les paysages anglais écorchés où hurle le vent. L’intensité se dilue peut-être dans le mélo romantique, mais l’émotion résiste et il suffit d’un « merci » échangé entre un père et son fils pour remplacer tout mot d’amour. Juste et magnifique.

7.5/10

twitter.com/cinefilik
cinefilik.wordpress.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s