« Thelma » de Joachim Trier

Critiques

“Délivre-nous du mâle”                                                

La chaste Thelma quitte sa campagne et ses dévots de parents pour étudier à Oslo. Seule et perdue dans la capitale, la jeune fille découvre des sensations inconnues jusqu’alors. Mais un mal étrange, aux conséquences surnaturelles, éclate en elle.

Le réalisateur norvégien, adoubé par la critique pour son cinéma d’auteur, s’essaie au fantastique. Si ses maîtres Bergman et Dreyer l’inspirent toujours, Stephen King et Dario Argento l’influencent dorénavant. La qualité de sa mise en scène reste plus que notable, mais il manque la peur pour que le malaise s’immisce en nous. Dans un genre proche, son voisin suédois Tomas Alfredson impressionnait davantage avec les dents acérées de son Morse.

Trier exprime de préférence un message d’amour et de tolérance. Thelma trouve en Anja, camarade d’université, plus qu’une Louise. L’objet obscur d’un désir qu’elle tente de réprimer en invoquant son éducation religieuse. Le serpent de l’Eden, les flammes de l’enfer et un « Lève-toi et marche » final marquent l’aspect biblique du film. Mais ce n’est qu’une fois délivrée de ce carcan et en acceptant sa vraie nature que cette Eve devenue femme avec une femme retrouvera la lumière.

6.5/10

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