« Burning » (Beoning) de Chang-dong Lee

Critiques

« Couleurs de l’incendie »                                

Jongsu, livreur qui se rêve écrivain, est alpagué par Hae-mi, une ancienne camarade. Devenue jolie, elle le séduit sans peine et lui confie la tâche de nourrir son chat, durant son séjour prochain en Afrique. A son retour, Hae-mi lui présente Ben, un homme avenant, rencontré là-bas.

C’est elle qui le reconnaît immédiatement. Lui qui la trouvait moche dans le passé a le regard hébété devant les réussites du temps et du bistouri. Il se laisse charmer par celle qui a faim de trouver un sens à la vie. Son cœur brûle. Mais Ben est de la ville, bien plus beau et si riche. Que fait-il auprès de ces deux âmes errantes, issues d’un autre milieu ? Un trio en déséquilibre qui s’échange un joint comme un baiser, avant de disparaître dans le soleil couchant.

Sans totalement bouleverser, la poésie coréenne intrigue et nous emporte. L’amour glisse et se fait inquiétant. Les couleurs de l’incendie qui réchauffaient, consument. Bleu violacé comme un ciel fragile, avant que ne tombent les ténèbres. Rouge passion comme le sang sur la lame brisant l’étreinte des amants. Jaune orange telle cette mandarine que l’on ne peut qu’imaginer. L’essentiel n’est pas de prétendre qu’elle existe, mais d’oublier qu’elle n’est pas. La force du désir et de l’illusion.

7.5/10

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