« Mademoiselle de Joncquières » de Emmanuel Mouret

Critiques

« Une liaison dangereuse »                                

Blessée par le marquis des Arcis, son ami volage, Madame de La Pommeraye fomente un plan pour se venger de son inconstance, utilisant comme appât la beauté fatale de Mademoiselle de Joncquières.

Dans ce théâtre des sentiments, on porte le masque pour jouer le jeu dangereux de l’amour, sans laisser faire les dés du hasard. Abeilles et papillons virevoltent, attirés par le baiser des fleurs, au risque de s’y piquer. Si belle est la rose, elle n’en garde pas moins ses épines. « Mais un bonheur qui ne dure pas, n’appelle-t-on pas ça du plaisir ? »

Le marivaudage imprègne le cinéma parfois précieux et désuet d’Emmanuel Mouret. Quoi de mieux alors que Diderot, son siècle et ses textes, pour illustrer ce thème fétiche ? Sous l’élégance des décors et de beaux atours, les comédiens attisent leurs mots, fléchettes enflammées. Edouard Baer compose un Valmont qui, comme un enfant, n’agit que sous les caprices de son cœur. Quant à la marquise Cécile, nous la couronnons reine de France. Amoureuse éconduite, amazone féministe ou ombre noire et cruelle, elle rayonne dans tous ses costumes.

7/10

twitter.com/cinefilik
cinefilik.wordpress.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s