« Leave no trace » de Debra Granik

Critiques

« L’appel de la forêt »                                

La jeune Tom vit seule en forêt avec son père. Une existence pure, mais clandestine, qui est appelée à disparaître.

Traumatisé par ses années de guerre, Will a fui la ville, entraînant sa fille avec lui. Ces robinsons ont choisi leur île et la vie sauvage. Biches aux aguets, ils tentent de préserver leur unité, fuyant les chasseurs des services sociaux, sans laisser de traces.

« Où est ta maison ? demande-t-on à Tom. ­– Auprès de mon père, répond-elle sans hésiter. » Mais la « civilisation » a de quoi offrir la chaleur et l’eau d’un foyer, des études ou la sécurité d’un emploi, ainsi que des échanges humains. De quoi semer le doute et séduire l’adolescente, disposée à s’adapter. Reste à en convaincre son père.

Huit ans après Winter’s bone, qui révéla Jennifer Lawrence, Debra Granik s’arrête à nouveau dans l’Amérique profonde, délaissée, oubliée. Cependant, son regard sur ces communautés en marge paraît plus doux, apaisé. Au sein d’une nature verte et protectrice, c’est l’amour et la solidarité qui prédominent le plus souvent, même quand le froid devient mortel. A l’opposé, la société environnante n’apparaît pas si menaçante, se montrant bienveillante à l’égard des fugitifs. Ceux-ci sont idéalement incarnés par Ben Chaplin et Thomasin McKenzie, future étoile.

7/10

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