« Les chatouilles » de Andréa Bescond et Éric Métayer

Critiques

« La poupée qui fait non »                                

Odette n’est qu’une petite fille quand Gilbert, l’ami de la famille, l’emmène jouer à la poupée dans la salle-de-bains. Ces terribles « chatouilles » dureront des années. Adulte, c’est par la danse qu’elle s’efforce d’oublier et de se reconstruire.

Elle s’appelle Odette, comme le cygne blanc de Tchaïkovski, princesse métamorphe destinée à disparaître. Un message final rappelle qu’1 enfant sur 5 est victime d’abus sexuels. Des chiffres effrayants. Andréa Bescond raconte son histoire afin d’exorciser ses traumas intimes. La douleur d’une enfance v(i)olée. La démolition. La perversité glaçante de l’ogre. L’aveuglement extrême de ses parents. Le déni insupportable de la mère. L’espoir fragile de s’en sortir par la parole et l’amour.

Le sujet et la sincérité de la réalisatrice-actrice sont inattaquables. Mais son concept croisant souvenirs, fantasmes et séances thérapeutiques alourdit l’ensemble. Maladroits, ses élans plus légers, voire comiques, s’écrasent au sol, trop souvent ratés. Brutales et colériques, les scènes de danse ne convainquent pas non plus. L’émotion pointe cependant le temps d’un pardon paternel et lors de cette réconciliation finale entre une fillette innocente et la femme qu’elle est devenue.

6/10

twitter.com/cinefilik
cinefilik.wordpress.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s