« The house that Jack built » de Lars von Trier

Critiques

« Danish psycho »                                

Dans la pénombre, Jack se confesse à un homme mystérieux appelé Verge. Tueur en série, il lui raconte 5 « incidents » parmi les nombreux qui ont émaillé une longue carrière.

Le crime peut-il s’élever au rang de l’art ? Le mal est-il devenu iconique ? Lars von Trier attise le feu et prend un malin plaisir à se brûler les ailes. La violence répétée choquera les âmes les plus sensibles. Femmes, enfants, seins et canetons ne s’en sortiront pas. Même le Père Noël a droit à une petite lame. Mais l’humour et le grotesque, toujours présents, désamorcent le pire. C’est arrivé près de chez vous ? Cela arrive aussi au Danemark.

Jack – divinement incarné par le phœnix Matt Dillon – n’est autre que le double négatif du cinéaste. Toqué et cynique, il se rêve architecte et entasse les cadavres pour construire une maison à sa gloire, comme d’autres multiplient les films dans l’espoir d’édifier un panthéon. « Faaaaame » scande David Bowie encore et encore. Bêtement inefficace, la police s’avère incapable de l’arrêter, à l’image des critiques les plus acerbes et réfractaires. Le discours semble limpide. Il intéresse, amuse, mais lasse au final par ses redites et provocations inutiles. Qu’il soit de Dante ou du Danois, l’Enfer demeure toujours pavé de bonnes intentions.

6/10

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