« Blanche comme neige » de Anne Fontaine

Critiques

“Au bout du conte”

Par chance, Claire échappe à un enlèvement qui aurait pu lui être fatal. Elle se réveille dans une maison isolée au cœur de la forêt, occupée par trois hommes. Malgré ses craintes, la belle s’y sent étrangement bien.

Il était une fois une innocente ensorceleuse, sa belle-mère très jalouse et ses sept princes non charmants : Fruste, Bègue, Hypocondriaque, Capon, Maso, Puceau et Prêtre. Miroir, miroir, dis-moi qui va s’ouvrir au désir et faire tourner les têtes ?! « Ce n’est pas un amusement, mais la vie », prétend Claire Fontaine. « Aime et fais ce que tu veux », lui répond saint Augustin.

Cette relecture fraîche, colorée et sexuée de la Blanche-Neige des frères Grimm avait de quoi séduire sur le papier. Mais la salade de fruits proposée étouffe l’érotisme sous un kitsch appuyé, frôlant souvent le ridicule. Au bout du conte, les prétendants ont plus de profondeur que la nouvelle Eve qui, à force de croquer des pommes, se fait poire.

5/10

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