« The dead don’t die » de Jim Jarmusch

Critiques

“Z comme zombie”

Il se passe des choses étranges à Centerville, bourgade américaine sans importance. Les montres s’arrêtent, nuit et jour s’inversent et les animaux ont fui. Il est grand temps pour les morts de sortir de leur sommeil.

Cette mise en place alléchante s’éternise. Et puis, plus rien… A peine quelques éléments explicatifs prétextant un désaxement du globe en raison de pontages intempestifs dans le Grand Nord. Quelques cure-dents lancés à la face des politiques – Donald et ses sbires –, des morts-vivants exsangues réduits en fumée par leur vanité matérialiste, et une louche de références surlignées aux classiques du genre – Romero, Hitchcock et Pop culture.

La belle brochette de comédiens semble mystérieusement absente. Plombés par la léthargie ambiante, les personnages principaux agacent par leur grande passivité. Quant aux plus dynamiques, ils finissent vite en menu du jour. Le shérif Peterson – Adam Driver – confesse avoir lu le scénario. Il n’a pas dû être long à dévorer. Pour nous dire que tout est foutu et que seuls les ermites asociaux seront sauvés, Jarmusch manque cruellement d’idées et de génie. Lui dont les vampires étaient les derniers romantiques vivants – Only lovers left alive – confirme ici que « zombie » s’écrit avec un z.

4.5/10

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