« Jojo Rabbit » de Taika Waiti

Critiques

“La führer de vivre”                                                    

Encouragé par son ami imaginaire Adolf, le chétif Johannes, dit Jojo, est fier et heureux d’appartenir aux Jeunesses hitlériennes. Mais quand il découvre que sa propre mère cache une Juive dans la maison, toutes ses certitudes se craquellent.

Il fallait oser transformer le nazisme en conte initiatique pour enfants. Adaptant un roman, le réalisateur néo-zélandais s’élance couillu dans l’aventure, allant jusqu’à s’afficher dans le rôle du moustachu à la mèche grasse. Pour le meilleur et pour le rire, pourrait-on dire. Alors certes l’équilibre entre le comique et le drame le plus sombre n’est pas toujours trouvé, le film peinant à maintenir la cadence. Quant aux images d’archives du début, elles suscitent par comparaison un certain malaise. Mais l’ensemble évoque le cinéma de Wes Anderson et son regard sur l’innocence enfantine entremêlée de gravité. Des moments de poésie se dégagent aussi dans les scènes où Scarlett Johansson tente d’expliquer la vie à son fils. Au final, le lapereau Jojo plaira peut-être davantage aux plus jeunes, nécessitant néanmoins un accompagnement adulte pour leur rappeler que l’histoire n’a rien d’une farce.

6.5/10

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