« La bonne épouse » de Martin Provost

Critiques

“Femmes libérées”                                                     

« Tu seras bonne épouse et bonne mère, ma fille ». Voilà ce qu’on enseigne principalement à l’école ménagère Van Der Beck ; cuisine, ménage, repassage, couchage… en sont les maîtres-mots. Mais quand Madame la Directrice Paulette perd Monsieur, c’est tous ses principes éculés à la veille de Mai 68 qui vacillent.

Il se dégage malgré tout un charme désuet de cette comédie enjouée et musicale dont le propos sérieux fait encore bien écho aujourd’hui. Ses ficelles ne sont pas toujours très fines et manipulent un trio de drôles de dames très proches de la caricature. Quant aux étudiantes archétypiques, elles paraissent bien ternes en comparaison. Néanmoins, sous un brushing impec’, Binoche passe de la boniche à la veuve joyeuse avec une certaine grâce. Et l’on retiendra cette savoureuse déclaration d’amour d’un Roméo à sa Juliette alsacienne déclamant la recette du strudel aux pommes.

6.5/10

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