« Eté 85 » de François Ozon

Critiques

“J’irai danser sur ta tombe”                                      

Lors d’un naufrage en mer, Alex, 16 ans, rencontre David, 18 ans, qui fait chavirer son cœur. Mais un drame aura bientôt raison de leur rayonnement. Le rescapé nous conte cette histoire, menottes aux poignets.

Soudain l’été dernier. Était-ce un amour de vacances, un amour sans lendemain ? Ou le conte de fées fantasmé de celui sauvé des eaux par un chevalier blanc sur son fidèle destrier aquatique. En cette saison des passions, rôde la mort. Aujourd’hui, le plein soleil d’hier a disparu. Éteint, Alex ne trouve pas les mots. Peut-être qu’en les écrivant…

François Ozon replonge dans sa jeunesse et nous entraîne avec lui. Vêtements, coiffures de l’époque, musiques d’ambiance et gros grain de la pellicule se teintent d’une nostalgie palpable. Il s’en va citer la Boum pour marquer le décalage intrinsèque entre ses deux héros. L’un danse sa vie à la vitesse d’un cheval libre au galop ; « Pourquoi attendre ? Nous sommes tous mortels ». L’autre ondule sur la romance d’un slow. Leur mère respective marque aussi la différence, entre excès malsains pour l’une et discrétion délicate pour l’autre. La fragilité de ce couple Rimbaud-Verlaine émeut plus que l’intrigue tragique, quelque peu surfaite, qui les étreint. Au final, n’avons-nous pas tendance à inventer ceux qu’on aime ?

7/10

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