« Antoinette dans les Cévennes » de Caroline Vignal

Critiques

“Tête de mule”  

Quand Antoinette apprend que son amant doit renoncer à leurs vacances à deux pour partir dans les Cévennes avec femme et enfant, l’institutrice n’hésite guère. La voilà quelques jours plus tard sur le chemin de Stevenson en compagnie du dévoué Patrick, un âne.

Antoinette est une vraie tête de mule qui n’hésite pas à se dénuder devant ses élèves avant de les faire chanter Amoureuse de Véronique Sanson, face à des parents interloqués. Il faut avouer que l’espiègle est en même temps maîtresse du père et de son écolière de fille. Une situation bien délicate, comme de partager un même dortoir avec sa rivale en prime. Mais la Parisienne à la valise rose y croit encore au point de devenir, tel le messie, celle dont on parle et que l’on attend de gîte en gîte, perchée sur son baudet. Plus qu’un animal, Patrick devient son confident, un « loyal ami », voire davantage encore après tant de kilomètres parcourus.

Dans un rôle très, trop, proche de celui de Noémie qu’elle interprète dans la série Dix pour cent, Laure Calamy s’agite et s’amuse en randonnant au rythme entêtant des battements de son cœur. Malgré quelques détours et culs-de-sac, cette comédie gagne en profondeur dans son hommage rendu à Robert Louis Stevenson, parti également dans les Cévennes en compagnie d’un âne suite à un chagrin d’amour. Elle rappelle aussi que l’important n’est pas le but en soi, mais le chemin… quitte à le faire à l’envers.

6.5/10

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