« Ondine » (Undine) de Christian Petzold

Critiques

“Le forme de l’eau”  

Autour d’un simple café, le compagnon d’Ondine lui annonce qu’il la quitte. Bouleversée, la jeune fille rencontre le même jour Christoph, un scaphandrier, et plonge avec lui dans une nouvelle histoire d’amour.

Une larme qui coule. Un robinet fuyant. Un aquarium qui se brise et emporte les nouveaux amants. L’effet aquatique décuple les passions. Mais la sentence est sans appel : « Si tu me quittes, il faudra que je te tue ».

Christian Petzold revisite le mythe d’Ondine et fait de son héroïne une naïade éprise et dangereuse qui ne peut vivre sur terre qu’en aimant l’autre. Une sirène, docteure en histoire, qui raconte l’évolution urbanistique de Berlin, cité bâtie sur un marais asséché. Malgré les multiples reconstructions, on n’efface pas le passé ni n’enterre les sentiments. Si l’on accepte volontiers la modernité de la relecture, le mélange des genres et la comparaison allemande, le symbolisme ambiant, de plus en plus lourd, finit par nous noyer. Même le divin concerto en ré mineur de Bach en devient lancinant.

6/10

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