« Antebellum » de Christopher Renz et Gerard Bush

Critiques

“Black lives matter”  

Dans une plantation du sud des États-Unis, une femme au milieu d’autres est réduite en esclavage. Après avoir tenté de s’échapper, Eden, comme on l’appelle, est marquée au fer rouge par son maître. Mauvais rêve ou cauchemar éveillé ?  

« Le passé ne meurt jamais. Ce n’est même pas le passé. » A la lueur de ces mots de William Faulkner, doublement cité dans le film, s’éclaire rapidement le discours tenu. Le racisme aujourd’hui est aussi palpable qu’hier. Ordinaire ou déclaré, il envenime les esprits nostalgiques de ce temps pas si ancien où la couleur noire n’était bonne qu’à recueillir le coton clair. Autant en emporte un vent qui n’a jamais cessé de souffler, attisé dernièrement par les mots de la blanche Maison. 

La démonstration est limpide, mais souffre de quelques longueurs et d’un style proche du pompier. Il n’empêche que le constat suscite le malaise. Après Get out et Us, nul besoin de faire appel au fantastique pour aborder l’horrifique. La réalité de l’histoire, qu’elle soit antérieure ou contemporaine, suffit.

6.5/10

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