« Un espion ordinaire » (The courier) de Dominic Cooke

Critiques

“La fin d’une liaison”  

Greville Wynne est un entrepreneur britannique comme les autres. Mais dans le monde politique glacial des années soixante, ses voyages réguliers à l’est en font un être signifiant pour les services secrets qui le recrutent. A lui d’entrer en contact avec l’espion soviétique Oleg Penkovsky.

Tous les motifs associés au genre sont à l’écran : rendez-vous secrets, micros cachés, traqueurs potentiels, mensonges et trahisons. Il s’en dégage un charme désuet dans un univers où le numérique n’existe pas encore. Mais l’on ne peut que s’étonner qu’une mission aussi périlleuse repose sur les épaules d’un quidam sans entraînement. L’histoire se base pourtant sur des faits réels.

Si l’on se prend de sympathie pour ces deux personnages très attachés l’un à l’autre, au point que l’épouse Wynne soupçonne une nouvelle liaison de son mari souvent absent, la mise en scène, cherchant à éviter toute esbroufe, ne parvient pas à faire monter la tension. Sans véritable action, on peine à craindre pour leur vie, malgré l’interprétation appliquée de Benedict Cumberbatch. Moins réussi que le Pont des espions de Spielberg, le film en devient très ordinaire sur deux hommes extraordinaires qui à eux seuls ont peut-être évité une guerre nucléaire.

(6/10)

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