Les Navets 2016

Navets

Des ratés en 2016 ? Peu, mais de bien gros au point d’en avoir mal aux yeux :

5) « Independence Day : resurgence » de Roland Emmerich
Mars attacks ! Encore ?
4) « Suicide Squad » de David Ayer
Vite, une corde pour me pendre !
3) « Alliés » (Allied) de Robert Zemeckis
Nos pires ennemis
2) « Encore heureux » de Benoît Graffin
… que cela ne dure qu’1 heure 33

Et le pire du pire…

1) «Les Visiteurs : la Révolution » de Jean-Marie Poiré
Deux c’est assez, trois c’est trop, trop, trop !

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Les navets 2015

Navets

Il y a le meilleur et trop souvent le pire. Voici les 10 films regrettables et à ne recommander sous aucun prétexte, à moins que :

And the losers are…

1) Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Johnson
A moins d’être excité par une histoire de panpan cucul entre une cruche et des sourcils froncés…

2) La volante de Nicolas Bonilauri et Ali Christophe
A moins d’être effrayé par un brushing impec’…

3) Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence de Roy Andersson
A moins de se flinguer ensuite…

4) Bons à rien de Gianni Di Gregorio
A moins de supporter les bons à rien…

5) La famille Bélier de Eric Lartigau
A moins de trouver les bêlements harmonieux…

6) Lolo de Julie Delpy
A moins d’être déçu par Madame Julie…

7) Un homme idéal de Yann Gozlan
A moins de redouter les aberrations scénaristiques…

8) Le voyage d’Arlo de Peter Sohn
A moins de penser que Pixar a perdu son esprit créatif…

9) Into the woods de Rob Marshall
A moins de s’égarer dans une cacophonie sonore et visuelle…

10) Alphabet de Erwin Wagenhoff
A moins de se contenter de l’ABC…

 

« Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence  » (En duva satt på en gren och funderade på tillvaron) de Roy Andersson

Critiques, Navets

Scène d’ouverture : dans un musée d’histoire naturelle d’un autre âge, un homme observe dans un semblant d’intérêt, les oiseaux en vitrine figés dans leur élan, dont un pigeon perché sur sa branche. Son épouse vraisemblable, déjà lassée, le guette avec impatience. Sentiment partagé en découvrant cette chaîne de tableaux animés : on admire le sens hors-pair du cadre proposé, intrigué par l’atypisme de l’ensemble, avant que ne pointe un ennui de plus en plus profond, voire gênant. Bien calé dans son fauteuil, on se prend à philosopher sur l’existence d’un tel film : pourquoi tant de laideur surlignée dans ces décors datés oscillant entre la grisaille et le verdâtre, de mêmes que dans les visages spectraux de ces automates sans âme ? Trop rares sont les brillances – une scène de flamenco, une chorale de bistro et un couple enlacé sur une plage –, échappatoires bienvenues à cet univers si pesant et déprimant.

5/10

« Un homme idéal » de Yann Gozlan

Critiques, Navets

Dans l’idéal, ce film sur un écrivain imposteur se voulait un hommage appuyé aux romans de Patricia Highsmith, dans lesquels usurpation, mensonge et chute sèment tension et trouble. Au final, plus que les dérapages criminels dans lesquels s’enlise le héros, ce sont les aberrations scénaristiques qui effraient le spectateur. Dans le rôle-titre, la pourtant talentueux Monsieur Niney de la « Côôômédie française » ne convainc jamais vraiment avec son physique d’escogriffe : qu’il joue les déménageurs ou les clones d’Alain Delon, son personnage manque de profondeur, à l’image du reste de la troupe, caricaturale à faire peur. On retiendra seulement les belles images du sud français, dont cette immense maison plus blanche que de raison. Mais où sont donc passés les domestiques ?

5/10

« Cinquante nuances de Grey » (Fifty shades of Grey) de Sam Taylor-Johnson

Critiques, Navets

Partant du principe qu’un jugement se doit d’être honnête et objectif, Il me fallait donc passer par la case du film dont chacun parle, mais que personne n’ose aller voir ouvertement n’attendant que de pouvoir le télécharger en toute discrétion. Alors, alors ? Amateurs d’érotisme, de provoc’ et de perversité, restez chez vous ! Déception et frustration vous attendent au bout de cet interminable chemin. A peine une once de sensualité de-ci de-là. Dialogues insipides et involontairement comiques – « A plus, baby ! » –, décors bien ternes – « Ouahhh, tu m’emmènes à Seattle ?!? » – et personnages caricaturaux au possible. « 50 nuances » n’est qu’une énième histoire de Cendrillon mettant ici en scène une cruche et des sourcils froncés dont l’indigence respective mérite elle une bonne paire de claques. Hmmm, ma soupe de navets aura au moins du goût en 2015…

3/10

« Bons à rien » (Buoni a nulla) de Gianni Di Gregorio

Critiques, Navets

Sous ses faux airs de Woody Allen romain, Di Gregorio, acteur et réalisateur, semble avec le temps de moins en moins inspiré, comme lassé de son propre personnage. Alors que l’on pouvait espérer une comédie grinçante sur la préretraite et l’administration publique martelant avec tact le juste « Trop bon, trop con ! », il nous dessert un film poussif et fort ennuyeux, dont la paresse embarrasserait même un fonctionnaire italien. « Nul », c’est bien le mot qui convient…

5/10

« La famille Bélier » de Eric Lartigau

Critiques, Navets

Il y avait tellement mieux à faire dans cette histoire en creusant de manière moins grossière l’oppression ressentie par une entendante entourée de sourds et qui trouve enfin une voie et sa voix à travers le chant. A l’exception de quelques instants chantés, ne demeurent que le médiocre –gags insipides, intrigue mal ficelée, jeune héroïne loin d’être une actrice – et le pire du pire : des parents névrosés – palme de l’hystérie à Karin Viard –, véritables obsédés et d’une bêtise crasse… Malentendants et paysans auraient de quoi s’offusquer !

5/10

Les navets 2014

Navets

Il y en a certainement eu d’autres et de bien pires, mais je n’ai pas eu la chance de les découvrir. Le terme sent peut-être un peu trop fort pour certaines des œuvres citées ci-dessous, alors disons qu’il s’agit là des films qui n’ont pas su me séduire cette année.

And the losers are…

PS : Si, si, j’apprécie (parfois) le cinéma français.

1) Quest-ce qu’on a fait au bon dieu ? de Philippe de Chauveron :

Avalanche de clichés idiots sur les juifs, les arabes, les Chinois et les noirs et les cathos… N’en jetez plus, la France et la Romandie se bidonnent, sauf moi !?

2) 16 ans ou presque de Tristan Séguéla

Ils auraient pu m’avertir que cette « connédie » était interdite aux plus de 16 ans.

3) Au fil d’Ariane de Robert Guédiguian

Déclaration d’amour d’un réalisateur pour sa muse… La prochaine fois, un tête-à-tête suffira.

4) Deux jours avec mon père d’Anne Gonthier

A l’image des chansons éructées par le père, tout sonne faux dans ce film, si ce n’est ses beaux paysages.

5) Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais

Film testament d’un intouchable ? Chef-d’œuvre vivifiant pour certains, amas d’ennui et de discordances pour d’autres. Les grands n’ont-ils pas le droit de défaillir ?