« Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand

Critiques

“Prends garde à toi !”                                                 

Antoine et Miriam Besson sont sur le point de divorcer. Il souhaite la garde partagée de leur fils de 11 ans. Elle la lui refuse, dénonçant des violences conjugales.

D’une voix monocorde, Madame le juge lit le témoignage de Julien. L’enfant du couple y décrit sans détours la crainte que lui inspire son père, le danger qu’il représente pour le reste de sa famille et sa volonté de ne plus avoir à le côtoyer. Vérité ou manipulation maternelle ? L’ombre d’un doute.

Dans le rôle de l’ennemi ainsi désigné, Denis Ménochet impose sa carrure de colosse aux pieds d’argile. Quand l’ogre au regard doux pleure sur l’épaule de son ex-femme – Léa Drucker qui plie mais ne rompt pas –, il l’écrase de tout son poids, proche de la dévorer.

La tension est vite palpable, décuplée par une mise en scène d’une rare efficacité qui prend le pas sur l’histoire elle-même. Les plans durent plus que de raison et font monter l’angoisse. Les sons travaillés anticipent le pire. Quant à la scène finale, véritable point d’orgue, c’est un cauchemar éveillé, baignant dans l’obscurité. Un thriller fortement ancré dans une réalité sociale encore plus terrifiante. Un premier film qui marque la naissance d’un « grand » réalisateur.

7.5/10

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